Bombardements au napalm : des témoignages recueillis par Amnesty International et des journalistes de l'agence EFE présents sur le terrain font état de bombardements au napalm contre des colonnes de civils sahraouis en fuite, dans les zones de Tifariti et Guelta Zemmour (nov.–déc. 1975).
Bombardements au phosphore blanc : des témoins et rescapés rapportent l'usage de munitions incendiaires sur des campements et convois de réfugiés.
Massacre d'Um Dreiga (jan. 1976) : des centaines de civils sahraouis — femmes et enfants inclus — sont tués lors de frappes aériennes et terrestres sur un camp de réfugiés. La Croix-Rouge internationale demande l'accès sans l'obtenir.
Disparitions forcées : des centaines de Sahraouis sont arrêtés dès 1975–1976 et disparaissent dans des centres de détention secrets marocains. Beaucoup ne réapparaîtront que des décennies plus tard, ou jamais.
Ces faits constituent selon de nombreux juristes des crimes de guerre et potentiellement des crimes contre l'humanité. Le Maroc n'a jamais été poursuivi devant un tribunal international.
Des techniciens et conseillers militaires français participent à la conception et à la construction du mur. La France assure simultanément la protection diplomatique du Maroc au Conseil de sécurité de l'ONU, bloquant toute condamnation.
Des experts militaires israéliens conseillent le Maroc. Selon des sources concordantes, Ehud Barak — futur Premier ministre — aurait été présent sur le terrain au début des années 1980. Israël mobilise son expérience des lignes défensives (ligne Bar-Lev) pour concevoir l'ouvrage.
Séparation de familles : des milliers de Sahraouis coupés de leurs proches, de leurs terres et de leurs sources d'eau traditionnelles.
Sédentarisation forcée : des populations nomades contraintes à l'immobilité, rompant un mode de vie millénaire.
Violation de la IVe Convention de Genève (art. 49) : construction d'infrastructures militaires permanentes par une puissance occupante dans un territoire non autonome.