- Le 4 septembre 2025 à Kampala, le Congrès africain de la jeunesse réunit ministres et dirigeants autour de la libération du Sahara occidental.
- La déclaration s'inscrit dans la continuité de la position de l'Union africaine, qui reconnaît la RASD comme État membre.
- L'événement illustre l'asymétrie diplomatique : une mobilisation panafricaine peu relayée dans la couverture occidentale du conflit.
I. Un rassemblement panafricain à Kampala
Le 4 septembre 2025, à l'Université internationale de Kampala (Ouganda), une conférence publique consacrée au panafricanisme réunit des acteurs de premier plan : un ministre du gouvernement ougandais, des dirigeants du Mouvement de résistance nationale, des ambassadeurs et représentants du corps diplomatique, des dirigeants de la société civile et d'organisations non gouvernementales, ainsi que des présidents de guildes universitaires de tout l'Ouganda.
L'événement est organisé en partenariat par trois structures : le Congrès africain de la jeunesse, le Mouvement de solidarité ougandaise avec le Sahara Occidental, et l'Université internationale de Kampala. Le thème retenu est sans ambiguïté : "Au-delà des frontières : panafricanisme, nationalisme et quête de justice au Sahara Occidental".
"L'occupation du Sahara Occidental reste l'un des derniers vestiges d'injustice coloniale sur le continent africain, et il nous incombe, en tant que panafricanistes, nationalistes et défenseurs de la justice, de réclamer sa fin immédiate." — Déclaration de Kampala, 4 septembre 2025
II. Ce que dit la Déclaration
La Déclaration de Kampala condamne catégoriquement l'occupation continue et illégale du Sahara Occidental par le Royaume du Maroc, qualifiée de violation flagrante du droit international et d'atteinte au droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, à la souveraineté et à l'indépendance.
Les signataires exigent la libération totale et inconditionnelle du Sahara Occidental et affirment leur solidarité avec la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) dans sa lutte pour la liberté. Ils appellent l'Union africaine, les Nations Unies et tous les gouvernements progressistes à intensifier la pression sur le Maroc pour qu'il retire ses forces d'occupation.
"Nous condamnons catégoriquement l'occupation continue et illégale du Sahara Occidental par le Royaume du Maroc, qui constitue une violation flagrante du droit international et une atteinte au droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination, à la souveraineté et à l'indépendance."
"Nous exigeons donc la libération totale et inconditionnelle du Sahara Occidental et nous tenons en solidarité inébranlable avec la République arabe démocratique sahraouie (RASD) dans leur lutte juste et légitime pour la liberté."
"Nous appelons en outre l'Union africaine, les Nations Unies et tous les gouvernements progressistes à intensifier la pression sur le Maroc pour qu'il retire ses forces d'occupation et à respecter les résolutions du droit international qui affirment la souveraineté du Sahara Occidental."
III. Le Congrès africain de la jeunesse : un acteur engagé
Co-organisateur de la conférence, le Congrès africain de la jeunesse est un mouvement panafricaniste qui défend l'émancipation des peuples africains encore sous domination coloniale ou néocoloniale. La cause sahraouie figure parmi ses combats prioritaires.
La déclaration inscrit explicitement le Sahara Occidental dans la continuité des luttes panafricaines : "Cette réunion réaffirme que la libération de l'Afrique est incomplète tant que tous les peuples africains n'auront pas joui d'une pleine indépendance et souveraineté." Le Congrès appelle à davantage de forums de ce type sur tout le continent africain pour amplifier la mobilisation.
Le soutien de l'Ouganda, État hôte, est également salué dans la déclaration : le président Museveni et son gouvernement sont remerciés pour leur "rôle historique et constant dans la promotion de la cause panafricaine", et en particulier pour leur soutien "indéfectible" à la libération du Sahara Occidental.
- Ambassadeurs et membres du corps diplomatique accrédités à Kampala
- Ministre et dirigeants du Mouvement de Résistance Nationale ougandais
- Représentants de la société civile et d'ONG
- Leaders étudiants de toutes les universités ougandaises
- Membres et dirigeants du Congrès africain de la jeunesse
- Mouvement de solidarité avec le Sahara Occidental de l'Ouganda