Comment un métal lourd cancérogène présent dans le pain, les légumes et le chocolat des Français renvoie à un choix d'approvisionnement en phosphate marocain — dont une fraction est extraite illégalement du Sahara occidental. Le CASO réunit ici l'ensemble de ses analyses : les faits sanitaires, leur traitement médiatique, et les responsabilités juridiques.
Les Français présentent l'une des imprégnations au cadmium les plus élevées d'Europe. Ce n'est pas une fatalité chimique : c'est la trace, dans les corps, d'un arbitrage politique.
Le cadmium qui s'accumule dans les sols agricoles français provient en grande partie des engrais phosphatés. Or les phosphates les plus chargés en cadmium au monde sont nord-africains — et le principal fournisseur de la France, le Maroc, en extrait une fraction au Sahara occidental, territoire non autonome occupé dont la Cour de justice de l'Union européenne a confirmé en 2024 qu'il est distinct du Royaume.
Ce dossier retrace la chaîne complète : les faits (que dit la science et quelle est l'ampleur réelle de l'exposition), les médias (comment le sujet est cadré, dépolitisé ou minimisé dans le débat public), et le droit (quelles responsabilités, françaises et internationales, sont engagées). Quatre analyses, un seul fil conducteur.